Canada : Identification d’un gène associé à la sensibilité à la douleur chronique

>Un gène important associé à la sensibilité à la douleur chronique, un problème insidieux et souvent dévastateur, a été identifié par une équipe de chercheurs de l’Université McGill et de l’Université de Toronto. Cette découverte pourrait mener à la mise au point d’une approche personnalisée dans le traitement de la douleur chronique, qui concerne aujourd’hui près d’une personne sur cinq dans le monde.??Le gène identifié par les chercheurs code les informations délivrées par le récepteur P2X7 de la douleur. Les scientifiques ont notamment constaté qu’une seule altération d’un acide aminé dans le récepteur P2X7 régule la sensibilité à l’inflammation et aux lésions nerveuses, les deux principales causes de la douleur chronique. L’altération de cet acide aminé ne touche qu’une seule fonction des récepteurs P2X7, qu’est la formation de pores membranaires permettant le passage de grosses molécules. L’autre fonction de ces récepteurs, qui consiste à assurer le passage d’ions beaucoup plus petits, demeure intacte. Les chercheurs ont découvert que l’utilisation d’un peptide ciblant exclusivement la formation des pores membranaires se traduisait par une réduction très marquée des comportements associés à la douleur.??Ils ont ensuite examiné les différences génétiques entre des patients aux prises avec deux types de douleur persistante : la douleur chronique post-mastectomie et la douleur associée à l’arthrose. Dans les deux cas, ils ont découvert que la douleur était ressentie moins vivement par les sujets chez qui la formation des pores au niveau des récepteurs P2X7 était limitée en raison de facteurs génétiques.??Ces résultats ouvrent la voie à la mise au point de médicaments susceptibles de bloquer les pores membranaires au niveau de ce récepteur essentiel, tout en préservant son autre fonction. Une telle approche permettrait de soulager la douleur en réduisant au minimum le risque des effets indésirables. francais.mcgill.ca/n… «